-A +A

Un projet pilote pour les personnes formées à l’étranger!

Par |

Imaginez. Vous avez immigré dans un autre pays et vous souhaitez exercer le travail social. Pour y parvenir, vous devez faire un stage. Mais paradoxalement, les structures existantes ne le permettent pas, ou très difficilement. Vous n’avez pas encore développé un réseau professionnel. Et le fonctionnement du système vous est encore inconnu.

Au Québec, c’est la réalité à laquelle ont fait face plusieurs personnes formées à l’étranger en travail social. L’OTSTCFQ est conscient des enjeux liés à l’accessibilité aux stages et a décidé d’agir pour soutenir ces personnes. Découvrez l’histoire de Petru, qui a pu trouver une place de stage dans le cadre de ce projet.

Avec la collaboration du Ministère de l’Immigration, de la diversité et de l’inclusion, le Service des admissions développe un projet pilote dédié aux candidat.e.s formé.e.s à l’étranger qui doivent effectuer un stage afin d’obtenir un permis valide au Québec.

L’objectif principal est simple et complexe à la fois: développer des partenariats stables avec des organismes institutionnels et communautaires afin d’offrir une offre de stage aux personnes formées à l’étranger.

L’histoire de Petru
Je suis d’origine moldave. J’ai fait mes études en travail social à l’Université Pédagogique d’État Ion Creanga. En 2010, j’ai obtenu mon diplôme de maîtrise en travail social. Je suis arrivé à Montréal en septembre 2013. La pauvre connaissance de la langue française, le manque d’argent et d’information concernant les démarches à faire pour accéder à l’OTSTCFQ m’ont obligé, pendant presque deux ans, à travailler dans un supermarché. Une autre difficulté était de trouver un milieu de stage et une superviseure. J’ai eu le sentiment de perdre mes habiletés professionnelles et de ne plus pouvoir exercer le travail social au Québec.

Avec le projet pilote de l’OTSTCFQ, j’ai complété mon stage au Refuge des Jeunes de Montréal. Mon expérience de stage a été très enrichissante ! Je me suis impliqué activement dans toutes les étapes de l’intervention, j’ai accumulé une expérience professionnelle différente de celle de la Moldavie. Je me suis développé comme travailleur social et j’ai appris beaucoup sur le système social du Québec. Le stage réalisé a eu une influence positive sur mon identité professionnelle et sur l’accumulation des compétences nécessaires pour exercer le travail social au Québec.

Le saviez-vous?
Les personnes formées en travail social à l’étranger doivent obtenir une reconnaissance d’équivalence de diplôme ou de formation (à l’exception des titulaires d’un DEASS de formation obtenue en France). En 2018, 24 demandes de ce type ont été déposées au service des admissions. Pour obtenir plus d’informations sur le projet, contactez Ylenia Torres au 514-731-3925 poste 261.

Partager